mesure à la station radioamateur
extrait d’article vu dans la revue radioamateur
Lorsque l’on s’intéresse à l’émission d’amateur, on pense d’abord aux appareils d’émission/réception. Cependant, il ne faut pas négliger un minimum d’appareils de
mesure. Mais alors, la grande question est de savoir combien on doit investir et quels appareils il faut acheter. Vous le verrez à la longue, un appareil jugé utile au départ deviendra essentiel par
la suite. Le radioamateur peut tirer une grande satisfaction de ses réalisations personnelles, voire
même de ses réparations. Mais pour cela, il faut un outillage adapté. Bien entendu, on
peut commencer petit, et se constituer au fil du temps un matériel de laboratoire que vos amis vous envieront. ans un premier temps, il faut savoir reconnaître les appareils de mesure
indispensables et ceux qui le sont moins. Ensuite, il faut définir ses besoins pour choisir l’appareil adapté.
Le multimètre
C’est l’appareil de mesure le plus utilisé dans une station radioamateur. Si vous n’en avez pas un, c’est un achat à considérer en tout premier lieu. On trouve encore des multimètres analogiques
(avec un cadran à aiguille mobile) qui s’avèrent très pratiques. Inutile d’en acheter un neuf, vous en trouverez un facilement lors d’un salon radioamateur pour un prix toujours intéressant.
De nos jours, cependant, ce sont les multimètres à affichage digital que l’on trouvera le plus souvent dans les magasins d’électronique. Il y en a à tous les prix, mais les modèles bon marché ont tendance à avoir une durée de vie relativement courte et leurs mesures ne sont pas toujours d’une grande précision. Certains appareils possèdent un double affichage, tandis que
d’autres intègrent un testeur de transistors, voire un compteur de fréquence. Choisissez votre multimètre en fonction de vos besoins. Étudiez les fonctions de chaque modèle.
Dans une station radioamateur, la panoplie de mesures à effectuer est très vaste. Pensez-y avant d’acheter votre multimètre. Voir la société Sélectronic qui propose un vaste choix de multimètres.
Le ROS-mètre
Si le multimètre est à considérer en premier lieu, le ROS-mètre est l’appareil que les nouveaux radioamateurs ont tendance à acheter d’abord. Le ROS-mètre s’insère dans la ligne de transmission et donne une indication sur la puissance réfléchie lorsque l’antenne est désadaptée.
Il y parvient en prélevant une partie de l’énergie circulant dans le câble coaxial. Aujourd’hui, la plupart des transceivers amateurs sont dotés de protections contre les ROS trop élevés et intègrent du coup un ROS-mètre ou un quelconque système de détection. Certains ROS-mètres comprennent deux cadrans, l’un pour indiquer la puissance incidente, l’autre pour indiquer la puissance réfléchie.
Parfois, il n’y a qu’un seul cadran, mais celui-ci comporte deux aiguilles. Là encore, l’une indiquera la puissance incidente, l’autre la puissance réfléchie. Au croisement des deux aiguilles, on obtient la lecture du ROS découlant des deux mesures.Enfin, il est toujours préférable de laisser le ROS-mètre en permanence dans la ligne, même si vous savez que votre antenne est bien réglée. On ne sait jamais : une araignée qui niche dans une trappe, un oiseau qui dérègle quelque capacité… il suffit parfois d’un petit rien pour dérégler une antenne, alors mieux vaut prévenir que guérir.
L’antenne fictive
L’antenne fictive (obligatoire), est tout simplement une résistance non inductive destinée à remplacer l’antenne et à présenter une charge correcte aux bornes de l’émetteur (50 ohms). On l’appelle fictive car elle fait croire à l’émetteur qu’il est relié « fictivement » à son antenne. En guise de fictif, on devrait plutôt dire « charge 50 ohms ». Cela dit, le terme d’antenne fictive a tellement
imprégné les esprits qu’il est encore très utilisé. On employera cependant avec plus d’élégance
le terme de « charge 50 ohms ». Il existe une grande variété de charges dans le commerce,
les unes pouvant encaisser quelques watts, d’autres pouvant supporter plusieurs centaines
de watts. Il est très facile de fabriquer soi-même une antenne fictive si les puissances mises en jeu
restent à des niveaux raisonnables. Le mesureur de champs Le mesureur de champs, ou champ-mètre, est un appareil des plus utiles pour avoir une bonne idée du rayonnement réel d’une antenne. En effet, il ne suffit pas que le ROS soit minimum ; il faut aussi que l’antenne rayonne correctement ! C’est aussi l’un des appareils de mesure les plus simples à fabriquer soi-même. En quelques mots, il
s’agit d’une antenne, d’une diode et d’un cadran. Les versions plus sophistiquées comprennent aussi un étage d’amplification à transistor afin d’augmenter la sensibilité de l’appareil. Le super mesureur de champs reste bien entendu l’analyseur de spectre. C’est une tout autre histoire même si on en trouve à faible coût en brocante.
Le générateur HF
Pour aligner un récepteur il est nécessaire d’injecter un signal dans le circuit, dont la force et la fréquence doivent être connues. Bien entendu, on peut toujours se contenter de caler le récepteur sur un signal stable déjà existant, mais cela présente des inconvénients lorsque l’on fabrique soi-même ses propres appareils, ou si l’on effectue des réparations sur des récepteurs coûteux.
La puissance de cet « émetteur » est très faible étant donné que l’on applique directement le signal de sortie aux bornes du circuit sous test. Un ou plusieurs atténuateurs sont éventuellement disponibles. La gamme d’accord est plus ou moins large suivant les modèles, mais généralement, les générateurs HF couvrent un spectre allant de quelques kilohertz à une ou plusieurs centaines de mégahertz.
Le fréquencemètre
Son nom suffit pour le définir. Cet appareil de mesure est en réalité un compteur de fréquences. Si son utilité est discutable pour le trafic, le fréquencemètre est indispensable à l’atelier ou au laboratoire.On trouve généralement deux entrées, l’une en basse impédance (50 ohms par exemple) et l’autre en haute impédance (1 M par exemple). L’entrée haute impédance sert pour les mesures réalisées directement sur un circuit imprimé, car l’impédance élevée a moins d’effet sur le circuit sous test. Donc, les mesures sont plus précises.
L’alimentation stabilisée
L’alimentation stabilisée n’est pas à proprement parler un appareil de mesure. Cependant, il est utile de rappeler qu’il est préférable d’acheter une alimentation dotée de cadrans indiquant la tension et le courant en sortie. En effet, la possibilité de contrôler en permanence ces deux valeurs est utile, surtout si votre alimentation stabilisée « nourrit » plusieurs transceivers et accessoires. Une chute de la tension de sortie est aussi un signe de panne probable. Mieux vaut pouvoir la détecter à temps.
L’oscilloscope
Le prix d’un oscilloscope même basique décourage la plupart des radioamateurs qui réalisent encore leurs propres montages. Pourtant, c’est un appareil des plus pratiques pour effectuer un tas de mesures. Pour le radioamateur, le fait de pouvoir observer la forme d’un signal sur un écran graphique peut être très utile. On peut même voir les effets de la modulation sur un signal. Les appareils plus sophistiqués permettent d’afficher deux signaux, par exemple l’entrée et la sortie d’un étage.
Mark A. Kentell, F6JSZ

