Les satellites militaires

d’édition.



Les satellites militaires

jeudi 25 octobre 2007
par jean-claude.aveni

Nous trouvons par ordre de priorité :

-  Satellite d’espionnage optique (visible infrarouge)

-  Satellite de surveillance tir missiles ICBM (salve)

-  Satellite de détection de tirs nucléaires (détection neutrons)

-  Satellite de météorologie militaire (type ATS en GEO)

-  Satellites de navigation (GNSS type NAVSTAR en HEO)

-  Satellites d’écoute des signaux hertziens (type DSP Com, radar)

-  Satellites de communications cryptées en GEO

-  Satellites relais Com (type TDRS en GEO)

-  Satellites d’inspection et ASAT (laser, projectiles cinétiques)

-  Les armes basées dans l’espace (en étude)

-  Vaisseaux habités mixtes civil et militaire (type Almaz)

Les satellites d’observation optique ont une résolution
en LEO de l’ordre de 1 m au mieux. Ils ont une capacité
de manœuvre (limité) ils peuvent relayer par signaux
large bande les images ultra compressées, ils peuvent
aussi renvoyer sur Terre des capsules récupérables qui
ramènent des cassettes photo de très haute résolution
(30 cm au mieux). Les champions sont les satellites
Américains des séries Keyhole ils sont déclinés en de
nombreux modèles depuis les années soixante-dix. Chez
les Russes on trouve un haute résolution avec données
récupérées par capsules/cassettes la série des Zenit et
transmission numérique avec les OKO en GEO.

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Satellite de reco optique Russe OKO. (Doc X)

(JPG)

-  

Puis on va trouver les satellites civils de ressources
terrestres, qui depuis les LandSat Américains des années
quatre vingt aux Spot Européens (Hellios) sont une aide
pour les militaires qui au passage s’arrangent pour
prendre des parts d’actions dans les sociétés gérantes
au point de pouvoir influer sur la mise à disposition
commerciales de certains documents photos.
Israël avec son sat espion Ofeq (1988), la Chine, l’Inde
toutes ces puissances commencent a assurer leur toute
indépendance dans ce secteur stratégique.

L’alerte est un segment hautement sensible et la détection
de tirs missiles adverses aussi. Il est à l’étude dès le
début des années soixante avec aux USA les MIDAS et tous
leurs dérivés qui détectent les sources de chaleur de la
mise à feu des moteurs des ICBM grâce à de subtils détecteurs
infrarouges. Ils ajoutent leurs info aux radars BMEW au sol.

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Satellite d’alerte MIDAS-Agena BMEW. (Doc USAF)

(JPG)

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Détection des tirs nucléaires et des impacts atomiques.
Il semble que seul les USA aient optés pour ce programme
spécifique, il s’agit de détecter les violentes et brèves
sources de neutrons que l’on produit pour initier le
phénomène de la fission dans les bombes atomiques. Les
satellites VELA-HOTEL des années soixante sont les
représentants les plus significatifs. Ils servaient aussi
à comptabiliser les impacts atomiques Russes sur leur
territoire en cas de guerre !

-  

Satellite de détection tirs atomiques Vela Hotel. (Doc USAF)

(JPG)

-  

Connaître sa position à 100 mètres prés était la gageure
des années soixante pour les sous marins stratégiques
Américains et Russes. On va voir les USA débuter cette
étude avec les satellites Transit qui aboutiront vite
au GPS actuel et le réseau NavStar. Les Russes placeront
leur réseau GLONASS quatre ans plus tard, de même facture.
L’Europe a mis à l’étude son réseau de navigation depuis
une dizaine d’années, Galileo, mais il tarde à voir le
jour en 2007. La Chine avec son réseau Kompas en fait
tout autant.

-  

Satellite de navigation Russe GNSS GLONASS. (Doc x)

(JPG)

-  

Aujourd’hui les GPS assurent une précision de un à dix
mètres en coordonnées géographiques ou en altitude.

L’écoute des communications radio et la détection des
signaux radar est un segment de l’Intelligence au sens
Anglo-saxon du terme. Ces satellites Américains et Russes
foisonnent dans l’espace. L’Europe, Israël s’intéressent
aussi à ce segment. En occident ils ajoutent leurs données
au fameux réseau Echelon (au sol).

-  

Satellite d’écoute et de com miltaires MilStar. (Doc USAF)

(GIF)

-  

Pour assurer la couverture globale des communications
militaires
(audio, vidéo et données numériques) des
USA et de la Russie toutes une série de satellites de
télécom fortement cryptées sont en GEO. Ils sont rejoints
par la France avec les paquets Syracuse montés en passager
fille sur les satellites de télécom civils Européens. Tous
ces satellites sont en orbite GEO. La Russie utilise en
plus son réseau domestique Interspoutnik avec les Molnya
civils.

Un aspect particulier des communications militaires
est celui du relais satellite-satellite pour parfaire
la globalisation des communications même pour les
orbites basse LEO. Les TDRS (1985) américains sont un
bon exemple de cette technologie. Ces derniers servent
aux com entre les navettes et le sol et même l’ISS en
profite. Je ne sais pas di les Russes utilisent cette
technique

Depuis peu les USA ont rejoint les Russes dans le domaine
des satellites intercepteurs, susceptibles même d’actions
de guerre contre des satellites adverses. Pour le moment
ils sont aux USA en étude, les Russes ont commencé à
travailler le sujet en 1967 avec le satellite Cosmos 188.
Il s’agit ici des ASAT. Les USA voudraient y ajouter la
fonction inspection comme l’ont expérimenté les USA avec
NextSat et Astro en 2007.

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Interception de Cosmos186 par Cosmos188 ASAT Russe. (Doc BSI)

(JPG)

-  

Dernier rebondissement dans le domaine militaire spatial,
les armes basées dans l’espace. Du type LASER ou projectiles
cinétiques ; ces études sont ralenties par les accords de
non déploiement d’arme dans l’espace. Mais avec la crise
des ABM Américains en Europe, et la menace par les Russes
de dénoncer certains accords comme les INF (Intermediat
Nuclear Forces) il va sans doute y avoir une ouverture pour
que les USA franchissent ce pas. Pour le moment ils sont les
seuls à envisager cette technique. En ce moment Lockheed
Martin attend le feu vert de Washington pour placer en GEO
ses SBIRS (Space Based Infrared system) en 2007.

-  

Un SBIRS de Lockheed Martin prêt à entrer en mission (Doc USAF)

(GIF)

-  

Finalement les vaisseaux spatiaux militaires habités sont
désormais la portion congrue alors qu’au début de années
soixante dix on en espérait beaucoup d’eux. On retiendra
les projets MOL de Manned Orbital Laboratory de l’USAF
avec la navette Dynasoar qui fut abandonnée rapidement
(la navette), le MOL a été mené jusqu’à son terme de
développement avec un vaisseau Gemini modifié. Il n’a
pas été mis en orbite. Puis en 1971 les Russes prennent
le relais avec le programme de station orbitale Saliout
qui cache le programme militaire Almaz, ils seront tous
deux testés en vol spatial, mais les accords SALT-1 et 2
ruineront leurs ambitions militaires.

-  

Interieur d’une station orbitale Saliout-mil (Almaz). (Doc de l’auteur)

(JPG)

-  

Le programme de
mini-navette Russe Spiral (1977) ira jusqu’aux mise en
orbite de véhicule Bor mais le projet sera abandonné.
Finalement le seul projet militaro-civil mené à son terme
sera le Space Transport System (STS) de la NASA la navette
Américaine, mais pour les mêmes raisons que pour le complexe
Almaz-Spiral les accords SALT réduiront l’utilité de la
navette à titre militaire. Il faut ajouter en plus que
cet engin tel que conçu va se révéler peu fiable, cher,
et trop fragile pour assurer un service militaire crédible.

La station orbitale Russe Mir (1986) a pu servir parfois pour
des opérations militaires très limitées (1989) de même que qqs
rares missions militaires seront conduites par les navettes US.
Une fois enterrée la “guerre des étoiles” IDS en 1986, il faut
attendre l’actuel vaste mouvement sécuritaire en occident pour
envisager les Armes Basées dans l’Espace (2007).

J’ai perdu mes boutons de manchettes, les z’avez pas vus ?

Futile avec ça ; dans ce monde de brutasses !


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